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Valentine Féau : La Normalitude!!!

Paris, France. 26 Avril 2013 La Normalitude - Valentine Feau

 

L’idée lui est venue dans sa salle de bains, un jour de printemps 2012. Remuée par la quête présidentielle de « normalité », Valentine Feau, d’humeur « Royal », réalisait _ sous sa douche _ à quel point les p’tits défauts étaient le dénominateur commun des gens normaux.

Dans la mine d’or de nos travers, la comédienne trouvait ainsi le filon d’un rire, parfait antidote au stress du perfectionnisme. Le temps de se sécher, de passer un coup de fil à son complice de frère, La Normalitude était née. Tourné 4 jours après, monté en moins de 2 semaines, un premier épisode _ La normalitude du réveil _ lançait le 1er juin 2012, une web-série mettant en scène une trentenaire au prise avec ses complexes et l’absurde du quotidien.

On sait depuis Norman, Cyprien et autre Max Boulbil, comment Internet permet à de nouveaux talents d’autogérer la production et la diffusion de leur univers comique.

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Auteur-interprète-metteur en scène-productrice, Valentine Feau fait sortir le genre des chambres d’ados pour explorer les névroses et ridicules de la vie adulte. Normalitude du baiser, de la féminité, de la conduite, de la solitude, du régime, du sport, voire du pipi… L’éclat burlesque se niche dans tous nos petits riens.

Chroniqueuse et experte farfelue des reproductions chorégraphiques, au côté de Stéphane Bern, dans l’émission Comment ça va bien (France 2), la demoiselle fait fructifier sur le Net une verve depuis toujours inspirée par la comédie.

Si Valentine essaie de donner le change en fac de lettres pour rassurer ses parents, elle se consacre vite à la scène et à la vie de troupe. Même les boulots alimentaires _ un job de serveuse pendant 4 ans _ deviennent des postes d’observation pour enrichir sa palette d’actrice et de futurs dialogues.

Car ses envies de jeu vont de paire avec le besoin d’écriture. Un spectacle conçu et joué en duo avec Sandrine Jouanin, Quand je serai grande, j’aurai des chaussures rouges, fera connaître cette double casquette en triomphant, pendant deux ans, au Théâtre des Blancs-Manteaux.

Se révèle alors sa prédilection pour l’étude de la personnalité féminine, la démystification de la superwoman ou de la douce idéale, les ressorts de la banalité… Mais aussi un penchant jubilatoire pour l’autodérision décalant jusqu’au trash ses allures de fille de bonne famille.

Parmi ses sources d’inspiration, des femmes bien sûr : Muriel Robin, Valérie Lemercier, l’Américaine Kristen Wiig…, mais également ses souvenirs de la troupe du Splendid ou des Nuls (en particulier Alain Chabat, son goût de l’absurde et de la cruauté bordée d’amour).

Grâce à l’autonomie des moyens de production et des tournages à l’ambiance familiale et participative, La Normalitude est devenu un labo où se testent non stop jeux de situations, de gestes, de mots et de thématiques. Au programme des prochains épisodes : l’alcool, la séduction, l’entretien d’embauche, l’attente, la visite médicale… Tous ces moments qui font que, contrairement à ce qu’on pense, il est tout à fait normal d’être anormal…

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Cette entrée a été publiée le 7 mai 2014 par dans Théâtre, et est taguée , , , .
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